Le LoUp Et La CiGoGnE...!(fable)

Le LoUp Et La CiGoGnE...!(fable)
Les lÖups mangent glÖutÖnnement.

Un lÖup dÖnc, étant de frairie
Se pressa, dit-Ön, tellement
Qu'il en pensa perdre la vie :
Un Ös lui demeura bien avant au gÖsier.

De bÖnheur pÖur ce lÖup, qui ne pÖuvait crier,
Près de là passe une cigÖgne.
Il lui faire signe, elle accÖurt.
VÖila l'Öpératrice aussitôt en besÖgne.

Elle retira l'Ös, puis, pÖur un si bÖn tÖur,
Elle demanda sÖn salaire.
"VÖtre salaire ? dit le lÖup
VÖus riez, ma bÖnne cÖmmère !

Q
uÖi ? ce n'est pas encÖr beaucÖup
D'avÖir de mÖn gÖsier retiré vÖtre cÖu ?
Allez, vÖus êtes une ingrate :
Ne tÖmbez jamais sÖus ma patte."

# Posté le mardi 04 juillet 2006 16:22

La LiCe Et Sa CoMpAgNe...!(fable)

La LiCe Et Sa CoMpAgNe...!(fable)
Une lice* étant sur sÖn terme,*
Et ne sachant Öù mettre un fardeau * si pressant,
F
ait si bien qu'à la fin sa cÖmpagne cÖnsent
D
e lui prêter sa hutte, Öù la lice s'enferme.
Au
bÖut de quelque temps, sa cÖmpagne revient.
La lice lui demande encÖre une quinzaine ;
Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu'à peine.
PÖur faire cÖurt, elle l'Öbtient.
Ce secÖnd terme échu, l'autre lui redemande
Sa maisÖn, sa chambre, sÖn lit. La lice cette fÖis mÖntre les dents et dit :
"Je suis pte à sÖrtir avec tÖute ma bande,
Si vÖus pÖuvez nÖus mettre hÖrs."
Ses enfant étaient dé fÖrts.
Ce qu'Ön dÖnne aux chants, tÖujÖurs Ön le regrette
P
Öur tirer d'eux ce qu'Ön leur prête,
Il faut que l'Ön en vienne aux cÖups.
Il faut plaider*, il faut cÖmbattre.
Laissez-leur prendre un pied chez vÖus,
I
ls en aurÖnt bientôt pris quatre.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 16:18

La LaItIeRe Et Le PoT Au LaIt...!(fable)

La LaItIeRe Et Le PoT Au LaIt...!(fable)
Perrette, sur sa tête ayant un pÖt au lait
Bien pÖ sur un cÖussinet,
Prétendait arriver sans encÖmbre à la ville.
Légère et cÖurt vêtue, elle allait à grands pas
A
yant mis ce jÖur-là, pÖur être plus agile,
CÖtillÖn simple et sÖuliers plats.
NÖtre laitière ainsi trÖussée
CÖmptait jà dans sa pensée
T
Öut le prix de sÖn lait, en emplÖyait l'argent ;
Achetait un cent d'Öeufs, faisait triple cÖuvée :
L
a chÖse allait à bien par sÖn sÖin diligent.
"
Il m'est, disait-elle, facile
D
'élever des pÖulets autÖur de ma maisÖn ;
Le renard sera bien habile
S
'il ne m'en laisse assez pÖur avÖir un cÖchÖn.
Le pÖrc à engraisser cÖûtera peu de sÖn ;
Il était, quand je l'eus, de grÖsseur raisÖnnable :
J
'aurai, le revendant, de l'argent bel et bÖn.
E
t qui m'empêchera de mettre en nÖtre étable,
Vu
le prix dÖnt il est, une vache et sÖn veau,
Que je verrai sauter au milieu du trÖupeau ?"
Perrette, là-dessus, saute aussi, transpÖre ;
Le lait tÖmbe : adieu, veau, vache, cÖchÖn, cÖuvée.
La dame de ces biens, quittant d'un Öeil marri*
S
a fÖrtune ainsi répandue,
V
a s'excuser à sÖn mari,
En grand danger d'être battue.

Le récit en farce fut fait.
Ön l'appela le PÖt au Lait.
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 16:13

Modifié le lundi 08 janvier 2007 07:01

L CoChEt Le ChAt Et Le SoUrIcEaU...!(fable)

L CoChEt Le ChAt Et Le SoUrIcEaU...!(fable)
Un sÖuriceau tÖut jeune, et qui n'avait rien vu,
Fut
presque pris au dépÖurvu.
V
Öici cÖmme il cÖnta l'aventure à sa mère :
"J'avais franchi les mÖnts qui bÖrnent cet Etat
Et
trÖttais cÖmme un jeune rat
Qui cherche à se dÖnner carrière,
LÖrsque deux animaux m'Önt arrêles yeux :
L'
un dÖux, bénin ** et gracieux,
Et l'autre turbulent et plein d'inquiétude ;
Il
a la vÖix perçante et rude,
Su
r la tête un mÖrceau de chair,
Un
e sÖrte de bras dÖnt il s'élève en l'air
CÖmme pÖur prendre sa vÖlée,
La queue en panache étalée." Ör c'était un cÖchet ** dÖnt nÖtre sÖuriceau
Fit à sa re le tableau,
C
Ömme d'un animal venu de l'Amérique.
"I
l se battait, dit-il, les flancs ** avec ses bras,
Fa
isant tel bruit et tel fracas,
Que mÖi, qui, grâce aux dieux, de cÖurage me pique,
En
ai pris la fuite de peur,
Le maudissant de très bÖn cÖeur.
S
ans lui, j'aurais fait cÖnnaissance
Av
ec cet animal qui m'a semb si dÖux :
Il est velÖucÖmme nÖus,
Marqueté **, lÖngue queue, une humble cÖntenance
Un mÖdeste regard et pÖurtant l'Öeil luisant.
Je le crÖis fÖrt sympathisant Avec messieurs les rats ; car il a des Öreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je
l'allais abÖrder, quand d'un sÖn plein d'éclat
L'autre
m'a fait prendre la fuite.
-"M
Ön fils, dit la sÖuris, ce dÖucet est un chat.
Qui,
sÖus sÖn minÖis hyprÖcrite,
C
Öntre tÖute ta parenté
D'un
malin vÖulÖir est pÖrté.
L'autre animal, tÖut au cÖntraire,
Bie
n élÖigné de nÖus mal faire,
Ser
vira quelque jÖur peut-être à nÖs repas.
Qua
nt au chat, c'est sur nÖus qu'il fÖnde sa cuisine.
Garde-tÖi, tant que tu vivras,
D
e juger les gens sur la mine."

# Posté le mardi 04 juillet 2006 16:10

Modifié le samedi 15 décembre 2007 11:39

La GrEnOuIlLe QuI VeUt Se FaIre AuSsI GrOsSe QuE lE BoEuF...! (fable)

La GrEnOuIlLe QuI VeUt Se FaIre AuSsI GrOsSe QuE lE  BoEuF...! (fable)
Une GrenÖuille vit un BÖeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grÖsse en tÖut cÖmme un Öeuf,
Envieuse, s'étend et s'enfle, et se travaille
PÖur égaler l'animal en grÖsseur.
Disant : "Regardez bien, ma sÖeur.
Est-ce assez ? Dites-mÖi : n'y suis-je pÖint encÖre ?
- Nenni. - M'y vÖici dÖnc ? - PÖint du tÖut. - M'y vÖilà ?
- VÖus n'en apprÖchez pÖint." La chétive pécÖre
S'enfla si bien qu'elle creva.

Le mÖnde est plein de gens qui ne sÖnt pas plus sages :
TÖut bÖurgeÖis veut bâtir cÖmme les grands seigneurs,
TÖut petit prince a des ambassadeurs,
TÖut marquis veut avÖir des pages !
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# Posté le mardi 04 juillet 2006 16:06

Modifié le mercredi 05 juillet 2006 05:32